Une force d’intervention cybersécurité européenne sur les rails
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Une force d’intervention cybersécurité européenne sur les rails

L’Union Européenne prépare pour la rentrée la mise en place d’une force d’intervention commune dédiée à la cybersecurité. Cet organisme regroupera des experts venus de différents pays de l’UE et se penchera sur les cas dépassant la juridiction des enquêteurs nationaux.

Selon les informations du site britannique SCMagazine, cette force d’intervention commune répond au doux nom de Joint Cybercrime Action Taskforce et prendra ses fonctions en septembre 2014 pour une première période d’essai de 6 mois. Ce groupe aura pour objectif de lutter contre les réseaux de cybercriminalité étendus à l’international, à l’instar de certains botnets ou de plateforme de diffusion de malwares.

Ce groupe sera placé sous l’égide de l’European Cybercrime Task Force (EUCTF), un groupe constitué des différentes autorités nationales de lutte contre la cybercriminalité mis en place en 2010. L’EUCTF évaluera le travail de cette nouvelle force d’intervention. Cette dernière sera placée sous la direction d’Andy Archibald, le chef du département de lutte contre la cybercriminalité en Grande Bretagne.

Il aura sous ses ordres un ensemble d’expert en cybersecurité mandatés par différents pays mais SC magazine précise également que des participants externes aux pays de l’UE seront amenés à collaborer ponctuellement avec la JCAT.

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Pierre Bellanger sur le cloud
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Pierre Bellanger sur le cloud

L’accès à une ressource informatique distante pour accomplir une tâche porte le nom de télématique, quoi qu’il lui soit préféré actuellement le terme anglais de cloud qui signifie nuage puisque l’échange a lieu avec des machines lointaines et inconnues. Comme les miracles qui eurent lieu autour du tombeau de Saint-Cloud au VIè siècle, le nuage accomplit des prodiges. Il se substitue aux logiciels, aux processeurs aux mémoires, aux sauvegardes. Il fait de même avec tous les terminaux mobiles dont il devient l’indispensable complément. Le nuage est la clef du miniréseau personnel de machines de chacun.

Il ne s’agit que d’une illusion, l’utilisateur dispose de plusieurs écrans et appareils mais il est toujours connecté au même nuage. Sauf que cette machine distante ne sera plus la sienne. Pour les personnes, les foyers, les entreprises, le nuage est une révolution positive, un confort, une économie et un gain de productivité majeurs. Selon l’institut d’études IDC, les dépenses consacrées au nuage approcheront les 75 milliards d’euros en 2016. En 2013, il y avait déjà huit exabits de données dans le nuage, soit 8 milliards de millions de mégabits.

Rien n’arrêtera ce partage, il est consubstantiel au réseau. Sur le réseau, tout ce qui est ici est ailleurs, et tout est maintenant. Les résogiciels seront tôt ou tard les premiers acteurs du nuage. Ils avaient un contrôle virtuel de nos intelligences numériques, ils en auront désormais le contrôle physique. Le support même de l’information et de son traitement leur appartiendra. L’accès à nos propres données sera sous leur contrôle.

Pierre Bellanger, La souveraineté numérique. Stock janvier 2014.

Source : jeanpierremaille.wordpress.com

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Comment sortir du paradigme individualiste en matière de données personnelles ?
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Comment sortir du paradigme individualiste en matière de données personnelles ?

Jeudi soir, la Mutinerie avait invité Pierre Bellanger, fondateur et actuel PDG de la radio Skyrock, à venir présenter son ouvrage “La souveraineté numérique” publié au mois de janvier dernier. Ce fut l’occasion de mieux comprendre les positions de Pierre Bellanger, notamment sur la question du statut des données personnelles, à propos desquelles j’avais consacré un billet le mois dernier. C’est surtout l’idée de créer un droit de propriété privée sur les données personnelles, à l’image d’un droit de propriété intellectuelle, qui m’avait fait réagir à ce moment, et le Conseil National du Numérique dans son rapport sur la neutralité des plateformes avait aussi eu l’occasion de rejeter ces propositions.

Souveraineté numériqueMais lors de la soirée de jeudi, nous avons pu constater que Pierre Bellanger lui-même a changé d’opinion sur le sujet depuis la parution du livre et qu’il s’éloigne à présent de cette approche “patrimoniale” des données personnelles, qui feront visiblement l’objet d’un nouvel ouvrage à paraître prochainement. Il a été conduit à revoir sa position sur le sujet, d’une part pour prendre en compte les objections qui lui ont été opposées, mais aussi parce qu’elle avait selon lui le défaut de trop ancrer l’appréhension de ces données dans un paradigme individualiste. Or selon lui, il est important aujourd’hui de dépasser ce canevas pour pouvoir appréhender ces données dans leur véritable nature, qui n’engagent pas seulement les individus pris isolement, mais possèdent d’emblée une dimension collective et sociale difficilement saisissable à travers le concept de “données personnelles” issu de la loi Informatique & Libertés de 1978.

Son cheminement le conduit à présent à se tourner vers d’autres pistes, à la fois pour penser un statut qui permettrait de “dé-marchandiser” ces données ou de rendre inaliénable certaines formes de droits d’usage, mais aussi pour essayer de penser une gouvernance collective sur ces données. Cette trajectoire est intéressante parce qu’elle rejoint finalement dans une certaine mesure les réflexions de ceux qui essaient de penser des ponts entre les données personnelles et les biens communs, notamment à travers la notion de “faisceaux de droits”.

Cette évolution est intéressante et elle mérite d’être détaillée un peu plus en profondeur.

Lire la suite : scinfolex.com

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La souveraineté numérique, de Pierre Bellanger

Jean-Pierre Maillé, juriste

“Après la crise économique, la crise numérique” : le 3 juillet dernier, Pierre Bellanger, Fondateur et président du groupe Skyrock, livrait ses réflexions et répondait aux questions des membres du GESTE présents à L’Express.

Souveraineté numériqueNous traversons depuis six ans une crise financière qui a profondément perturbé nos économies. Aujourd’hui, certaines nations regagnent le chemin de la croissance. Mais avec une différence par rapport aux crises d’antan : l’emploi ne reprend pas avec la même vigueur. Nous assistons à un découplage progressif entre croissance et emploi. C’est un phénomène nouveau qui met en cause la plupart des remèdes actuels au chômage fondés sur la traditionnelle corrélation directe entre travail et dynamique économique.

Jadis, une crise faisait disparaître des emplois qui renaissaient la tempête passée ; aujourd’hui ce ne sont plus des emplois qui disparaissent mais des postes. Ceux-là ne réapparaissent plus au retour de l’activité. Ils ont été remplacés par…

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Projet de loi renforçant les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme

Jean-Pierre Maillé, juriste

Ce texte vise à renforcer la lutte contre le terrorisme et à prendre en compte les évolutions récentes des actes de terrorisme.

Afin d’éviter que certains ressortissants ne se radicalisent à l’étranger et risquent de présenter une menace à leur retour en France, le texte met en place une interdiction administrative de sortie du territoire. Cette interdiction, de six mois maximum et renouvelable “aussi longtemps que les conditions seront réunies” pourra être décidée par le ministre de l’intérieur et contestée a posteriori devant la justice.

Le projet de loi pénalise l’”entreprise individuelle à caractère terroriste”. Il s’agit ainsi de prendre en compte la possibilité pour une personne seule de préparer un acte terroriste.

Le texte renforce la répression de l’apologie du terrorisme et de la provocation à des actes de terrorisme. Il permet le blocage administratif de sites internet faisant l’apologie du terrorisme ou y provoquant.

Le projet de loi…

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Faire une recherche Google pourra être un acte de terrorisme

Le projet de loi de lutte contre le terrorisme prévoit de créer un nouveau délit de “recherche d’objets ou substances de nature à créer un danger pour autrui”, qu’il assimile à un “acte de terrorisme” lorsqu’il s’inscrit dans un faisceau d’indices.

Faire une recherche Google pourra être un acte de terrorismeParmi ses dispositions visant à lutter contre l’auto-radicalisation, notamment en fixant une liste de sites internet à bloquer, le projet de loi antiterroriste présenté mercredi par Bernard Cazeneuve en conseil des ministres prévoit de créer une nouvelle “infraction obstacle”, qui ne pénalise pas le passage à l’acte mais la seule préparation d’actes terroristes. Par la volonté d’empêcher les attentats de se produire, la loi ne laisse pas sa chance à un éventuel renoncement de ceux qui en prépareraient.

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