Des articles de Wikipedia censurés par Google au nom du droit à l'oubli ?
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Des articles de Wikipedia censurés par Google au nom du droit à l’oubli ?

Wikipedia serait-il victime de censure de la part de Google et de l’Union européenne ? D’après une note de blog publiée ce mercredi 6 août par la fondation Wikimedia, qui s’occupe de Wikipedia, certains des articles de l’encyclopédie en ligne n’apparaîtront plus dans les résultats de recherche Google, en Europe, « au nom de la prétendue doctrine du droit à l’oubli ».

Depuis le 13 mai 2013, Google est, en effet, tenu de respecter le « droit à l’oubli » à la suite de l’arrêt rendu par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). Il permet à des individus de faire supprimer de certains résultats de recherche des pages contenant des informations les concernant qui ne seraient plus pertinentes.

Quelques minutes après son premier post, Wikimedia a publié un autre texte accusant la CJUE de « perforer l’accès au savoir ». Le week-end dernier, déjà, dans un article publié sur The Observer, Jimmy Wales, le cofondateur de Wikipedia, parlait d’une « loi complètement folle et qui doit être réparée ».

Droit de savoir contre droit à l’oubli

Wikimedia a créé une page qui expose les mails envoyés par Google lui annonçant la suppression de ces liens. Ce mercredi après-midi, Wikimedia dénombrait sept articles supprimés des résultats de recherche. Deux sont en anglais, deux en italien, et trois en néerlandais.

Contacté par Le Monde.fr, sur le même sujet, il y a quelques semaines, Google avait détaillé : « Les résultats de recherche sont déréférencés uniquement lorsqu’on fait une recherche sur le nom de la personne. » L’article n’est donc pas complètement banni par le moteur. On peut en effet toujours accéder aux articles via Google en employant d’autres mots-clés. Ceci n’empêche cependant pas Jimmy Wales de continuer à crier à la censure.

La fondation se réclame des conceptions plus anglo-saxonnes. Comme nous l’expliquions la semaine dernière, elle est plus proche du « right to know » (« le droit de savoir ») que du droit à l’oubli. De nombreuses réactions à la décision de la justice européenne l’ont confirmé : pour les Américains, tout retrait d’une information sur Internet équivaut à de la censure là où beaucoup d’Européens y voient le respect de la vie privée.

Source : lemonde.frAuteur : Grégor Brandy

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