L'Espagne adopte la «taxe Google»
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L’Espagne adopte la «taxe Google»

C’est une première en Europe. Dès le 1er janvier 2015, Google devra reverser une taxe aux éditeurs de contenus numériques espagnols…

L’Espagne vient de voter une nouvelle loi sur la propriété intellectuelle autorisant les éditeurs de presse à demander une rétribution aux agrégateurs de contenu (Google Actualités est bien évidemment dans la ligne de mire) pour l’affichage de leurs articles.

Autrement dit, la loi, déjà surnommée «taxe Google» et qui entrera en vigueur le 1er janvier prochain, imposera à Google de verser une compensation aux éditeurs de presse pour tout contenu repris (lien, texte ou image). Et à ces derniers de fixer les montant qui permettront à Google et ses homologues (Yahoo actualités) d’afficher tout ou partie de leur contenu.

Une loi attaquable

La filiale espagnole du géant du Net a, évidemment, fait valoir que son Google News générait du trafic aux sites de presse. En vain. Reste que si Google a perdu une bataille, il n’a pas perdu la guerre. La nouvelle loi est en effet attaquable. La jurisprudence espagnole ayant démontré qu’un lien vers une page en libre accès ne peut être soumis au droit d’auteur…

Le géant américain aurait menacé de retirer son service d’actualité d’Espagne, lui qui, en Allemagne, se contente d’afficher les titres des articles, sans image ni résumé.

Source : 20minutes.fr

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Pierre Bellanger : "l’âge d’or de la radio débute"
Souveraineté numérique, Vu sur le net

Pierre Bellanger : “l’âge d’or de la radio débute”

Source : lalettre.pro – Aux Rencontres Radio 2.0, Pierre Bellanger, emblématique patron de Skyrock, a joué la carte de l’optimisme au pupitre du Studio 105. En préambule de son propos, Pierre Bellanger a évoqué cette souveraineté numérique où l’internet n’est pas là pour changer ce monde mais pour… le remplacer. Mais n’ayez pas peur, tout va bien se passer.

La Radio 2.0 est-elle prête à l’emploi ? La première table ronde des Rencontres Radio 2.0, qui ont lieu depuis ce matin à Radio France, a donné le ton de la journée. D’un côté les optimistes. Et de l’autre, peu nombreux au Studio 105, les pessimistes… Pierre Bellanger fait, bien sûr, partie du premier groupe : “la radio, c’est une présence sonore. Le moment, le direct, ce qui est là… Une présence humaine avec de la personnalité. La radio, c’est un accompagnement vivant qui se trouve désormais dans un contexte complètement bouleversé” a-t-il justement souligné devant un public attentif.

Et Pierre Bellanger de dresser un rapide état des lieux en pointant du doigt “ces nouveaux services musicaux avec de nouvelles formes d’accompagnement. La radio est en train de perdre ce qui la caractérisait : l’accompagnement musical“. Faut-il s’en alarmer ? Non, pour Pierre Bellanger : “c’est un âge d’or qui débute pour la radio. Pourquoi ? Parce que les radios ont été brimées par les systèmes féodaux d’attribution de fréquences. Le talent va être désormais à armes égales. La radio apportera toujours cette accompagnement vivant. C’est ce qui va la caractériser“. On vous l’avez dit, Pierre Bellanger est optimiste.

Alors, la radio “c’est mort” ou pas ? “Non, la radio, c’est extraordinaire. La force de la voix est extraordinaire. C’est tout cela la force de la radio. Et ça, la machine ne sait pas le faire“. Un rapide rappel d’un des fondamentaux de la radio qui fait du bien dans un monde très digitalisé. Ou trop ?

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iDiots, ou l’obsolescence programmée chez Apple

Jean-Pierre Maillé, juriste

Petite vidéo réalisée en 2013, toujours d’actualité à l’heure de la sortie d’un nouvel iPhone par la société Apple. Les réalisateurs critiquent d’une part l’obsolescence programmée des appareils hi-tech, mais également Apple, dont il se dit que les anciens iPhones connaîtraient de forts ralentissements à chaque fois qu’un nouvel appareil s’apprête à sortir. Apple ralentit-elle exprès votre ancien iPhone lors de la sortie d’un nouveau modèle ?

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France Télécom : Orange sera cette couleur gaie comme on en voit parfois dans les unités de soins palliatifs
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France Télécom : Orange sera cette couleur gaie comme on en voit parfois dans les unités de soins palliatifs

(…) L’opérateur de télécommunications doit abandonner son rôle d’opérateur de télécommunications pour celui de fournisseur au service des nouveaux opérateurs de télécommunications : les résogiciels. En tant que fournisseur, il sera mis en compétition avec des concurrents de même nature et avec les réseaux déployés par ses clients. Il affrontera cette situation en améliorant la qualité de son réseau, en dégradant sa marge, en concluant des alliances afin d’accroître sa taille et en investissant sur des marchés émergeants non encore sous la tutelle des résogiciels et qui attendent qu’il y développe les infrastructures. L’opérateur gérera le calendrier de sa récession qu’il coordonnera avec la démographie de l’entreprise (les départs en retraite sur une décennie). Il emploiera les artifices règlementaires à sa disposition pour maintenir ses positions et ses ressources, voire les améliorer temporairement : financement par les collectivités locales des zones déficitaires réglementation tarifaire moins contraignante sur la fibre par rapport au cuivre, marginalisation progressive des opérateurs entrants, etc…

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Des articles de Wikipedia censurés par Google au nom du droit à l'oubli ?
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Des articles de Wikipedia censurés par Google au nom du droit à l’oubli ?

Wikipedia serait-il victime de censure de la part de Google et de l’Union européenne ? D’après une note de blog publiée ce mercredi 6 août par la fondation Wikimedia, qui s’occupe de Wikipedia, certains des articles de l’encyclopédie en ligne n’apparaîtront plus dans les résultats de recherche Google, en Europe, « au nom de la prétendue doctrine du droit à l’oubli ».

Depuis le 13 mai 2013, Google est, en effet, tenu de respecter le « droit à l’oubli » à la suite de l’arrêt rendu par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). Il permet à des individus de faire supprimer de certains résultats de recherche des pages contenant des informations les concernant qui ne seraient plus pertinentes.

Quelques minutes après son premier post, Wikimedia a publié un autre texte accusant la CJUE de « perforer l’accès au savoir ». Le week-end dernier, déjà, dans un article publié sur The Observer, Jimmy Wales, le cofondateur de Wikipedia, parlait d’une « loi complètement folle et qui doit être réparée ».

Droit de savoir contre droit à l’oubli

Wikimedia a créé une page qui expose les mails envoyés par Google lui annonçant la suppression de ces liens. Ce mercredi après-midi, Wikimedia dénombrait sept articles supprimés des résultats de recherche. Deux sont en anglais, deux en italien, et trois en néerlandais.

Contacté par Le Monde.fr, sur le même sujet, il y a quelques semaines, Google avait détaillé : « Les résultats de recherche sont déréférencés uniquement lorsqu’on fait une recherche sur le nom de la personne. » L’article n’est donc pas complètement banni par le moteur. On peut en effet toujours accéder aux articles via Google en employant d’autres mots-clés. Ceci n’empêche cependant pas Jimmy Wales de continuer à crier à la censure.

La fondation se réclame des conceptions plus anglo-saxonnes. Comme nous l’expliquions la semaine dernière, elle est plus proche du « right to know » (« le droit de savoir ») que du droit à l’oubli. De nombreuses réactions à la décision de la justice européenne l’ont confirmé : pour les Américains, tout retrait d’une information sur Internet équivaut à de la censure là où beaucoup d’Européens y voient le respect de la vie privée.

Source : lemonde.frAuteur : Grégor Brandy

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En Russie, pas d’Internet si l’on ne décline pas son identité

Dmitri Medvedev a signé un décret obligeant les utilisateurs du Wi-Fi public à fournir leurs données personnelles. Celles-ci seront ensuite conservées pendant 6 mois par les fournisseurs d’accès.

En Russie, pas d'Internet si l'on ne décline pas son identitéLes utilisateurs du Wi-Fi public en Russie ne pourront plus se connecter anonymement à Internet, rapporte le journal Izvestia. Dans un décret signé cette semaine par le Premier ministre Dmitri Medvedev, le gouvernement russe oblige les utilisateurs du Wi-Fi public à présenter leur passeport ou leur carte d’identité afin de pouvoir l’utiliser.

Stockage des données personnelles

Les données personnelles des utilisateurs seront ensuite enregistrées et stockées par les fournisseurs d’accès à Internet, au même titre que les informations des appareils, comme l’adresse IP. Ces données seront conservées pendant 6 mois, et les fournisseurs d’accès devront être en mesure de les transmettre au gouvernement si celui-ci les exige.

D’autre part, le décret oblige les lieux (librairies, cafés, bars…) disposant d’une borne Wi-Fi à communiquer à leurs fournisseurs d’accès la liste des personnes utilisant leur connexions publiques. Les données à transmettre sont le nom, l’adresse et l’équivalent du numéro de sécurité sociale. Il est enfin stipulé que les établissements doivent régulièrement actualiser cette liste.

L’espace Wi-Fi de Moscou trop vaste ?

Cependant, mettre en place un tel système ne semble pas être une mince affaire d’un point de vue technique au vu de l’immense espace Wi-Fi de Moscou, récemment étendu.Matvey Alekseev, directeur des relations avec le gouvernement de l’entreprise Ramblers and co, spécialisée dans l’informatique, a déclaré:

“Identifier des utilisateurs d’Internet via une connexion publique Wi-Fi est impossible. A Moscou, l’espace Wi-Fi couvre à lui seul tous les parcs et les lieux publics. Je ne crois pas que toutes les personnes qui vont au parc Gorky montreront leur passeport.”

Mener “une guerre d’information”

Ce resserrement du contrôle de l’Etat russe sur Internet et la vie privée se fait au nom d’une “guerre d’information” qui aurait lieu avec les États-Unis :

“C’est une mesure de sécurité. Une guerre d’information a lieu actuellement. La connexion anonyme en public favorise l’impunité et l’illégalité et rend difficile la traque de celui qui en est à l’origine. Les Américains ont peur de la guerre, en ce moment c’est mieux pour eux de mener une guerre via les informations. Ils ont renforcé leur holding La Voix de l’Amérique. Ceux que la déstabilisation intéresse essaient de saturer le web avec des escrocs, des fascistes et des extrémistes. Tout ce qui est connecté à Internet doit être identifiable”, a justifié Vadim Dengin, premier député de la Commission d’information du parlement russe, au journal Izvestia.

Internet: lieu de contestation lors de la réélection de Poutine

La Russie imite donc certains de ses voisins comme l’Ouzbékistan, ancien membre de l’URSS, où l’identification pour l’accès à Internet est déjà requise.

Le Kremlin semble craindre toutes les possibilités qu’offre le web, d’autant qu’Internet était un lieu privilégié de la contestation de la réélection de Vladimir Poutine en 2012.

Source : La TribuneAuteur : Jérémy Hébras
Crédit photo : guerric via Flickr (cc)

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