Réseaux sociaux

Influence américaine et soumission européenne (1/2), par Pierre Bellanger

Souveraineté numériqueL’Europe et ses intelligentsias ont pris pour habitude d’adopter prestement tout ce qui venait des États-Unis. Tout ce qui finit par ing fait l’objet d’une adulation immédiate. Il semblerait cependant que l’on ait un peu de mal avec le seul ing qui compte : le thinking. Lorsque la manipulation venue d’Amérique – qui frappe aussi leurs propres citoyens – invite à croire que la vie privée n’est plus à la mode et que le top de la hype est le dévoilement de soi dans une publication effrénée et sans pudeur… nous y cédons en masse, chacun de peur de ne plus être en phase avec la modernité ambiante. Sur Facebook, la vie privée est une option, découpée en plus d’une centaine de critères qui varient de mise à jour en mise à jour. Il faut être ingénieur système pour en maîtriser l’arborescence volatile ; c’est pourquoi, comme le souhaitent les initiateurs du service, c’est la configuration par défaut, elle aussi changeante, qui est majoritairement conservée. Au lieu de partir du secret absolu comme réglage de base, que l’utilisateur pourra ouvrir à sa façon, c’est l’inverse, il faut accomplir toutes sortes d’efforts pour se protéger. Et chaque évolution du service conduit à plus de dévoilement forcé. Le petit f, que l’on voit encore partout, signifie-t-il autre chose que flicage ? L’ahurissante naïveté de la fraternelle des pigeons incrits de bon cœur sur ces réseaux sociaux américains est consternante. Elle a pour équivalent la candeur des fumeurs de tabac dans les années 60.

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France Télécom : Orange sera cette couleur gaie comme on en voit parfois dans les unités de soins palliatifs
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France Télécom : Orange sera cette couleur gaie comme on en voit parfois dans les unités de soins palliatifs

(…) L’opérateur de télécommunications doit abandonner son rôle d’opérateur de télécommunications pour celui de fournisseur au service des nouveaux opérateurs de télécommunications : les résogiciels. En tant que fournisseur, il sera mis en compétition avec des concurrents de même nature et avec les réseaux déployés par ses clients. Il affrontera cette situation en améliorant la qualité de son réseau, en dégradant sa marge, en concluant des alliances afin d’accroître sa taille et en investissant sur des marchés émergeants non encore sous la tutelle des résogiciels et qui attendent qu’il y développe les infrastructures. L’opérateur gérera le calendrier de sa récession qu’il coordonnera avec la démographie de l’entreprise (les départs en retraite sur une décennie). Il emploiera les artifices règlementaires à sa disposition pour maintenir ses positions et ses ressources, voire les améliorer temporairement : financement par les collectivités locales des zones déficitaires réglementation tarifaire moins contraignante sur la fibre par rapport au cuivre, marginalisation progressive des opérateurs entrants, etc…

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Des articles de Wikipedia censurés par Google au nom du droit à l'oubli ?
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Des articles de Wikipedia censurés par Google au nom du droit à l’oubli ?

Wikipedia serait-il victime de censure de la part de Google et de l’Union européenne ? D’après une note de blog publiée ce mercredi 6 août par la fondation Wikimedia, qui s’occupe de Wikipedia, certains des articles de l’encyclopédie en ligne n’apparaîtront plus dans les résultats de recherche Google, en Europe, « au nom de la prétendue doctrine du droit à l’oubli ».

Depuis le 13 mai 2013, Google est, en effet, tenu de respecter le « droit à l’oubli » à la suite de l’arrêt rendu par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). Il permet à des individus de faire supprimer de certains résultats de recherche des pages contenant des informations les concernant qui ne seraient plus pertinentes.

Quelques minutes après son premier post, Wikimedia a publié un autre texte accusant la CJUE de « perforer l’accès au savoir ». Le week-end dernier, déjà, dans un article publié sur The Observer, Jimmy Wales, le cofondateur de Wikipedia, parlait d’une « loi complètement folle et qui doit être réparée ».

Droit de savoir contre droit à l’oubli

Wikimedia a créé une page qui expose les mails envoyés par Google lui annonçant la suppression de ces liens. Ce mercredi après-midi, Wikimedia dénombrait sept articles supprimés des résultats de recherche. Deux sont en anglais, deux en italien, et trois en néerlandais.

Contacté par Le Monde.fr, sur le même sujet, il y a quelques semaines, Google avait détaillé : « Les résultats de recherche sont déréférencés uniquement lorsqu’on fait une recherche sur le nom de la personne. » L’article n’est donc pas complètement banni par le moteur. On peut en effet toujours accéder aux articles via Google en employant d’autres mots-clés. Ceci n’empêche cependant pas Jimmy Wales de continuer à crier à la censure.

La fondation se réclame des conceptions plus anglo-saxonnes. Comme nous l’expliquions la semaine dernière, elle est plus proche du « right to know » (« le droit de savoir ») que du droit à l’oubli. De nombreuses réactions à la décision de la justice européenne l’ont confirmé : pour les Américains, tout retrait d’une information sur Internet équivaut à de la censure là où beaucoup d’Européens y voient le respect de la vie privée.

Source : lemonde.frAuteur : Grégor Brandy

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En Russie, pas d’Internet si l’on ne décline pas son identité

Dmitri Medvedev a signé un décret obligeant les utilisateurs du Wi-Fi public à fournir leurs données personnelles. Celles-ci seront ensuite conservées pendant 6 mois par les fournisseurs d’accès.

En Russie, pas d'Internet si l'on ne décline pas son identitéLes utilisateurs du Wi-Fi public en Russie ne pourront plus se connecter anonymement à Internet, rapporte le journal Izvestia. Dans un décret signé cette semaine par le Premier ministre Dmitri Medvedev, le gouvernement russe oblige les utilisateurs du Wi-Fi public à présenter leur passeport ou leur carte d’identité afin de pouvoir l’utiliser.

Stockage des données personnelles

Les données personnelles des utilisateurs seront ensuite enregistrées et stockées par les fournisseurs d’accès à Internet, au même titre que les informations des appareils, comme l’adresse IP. Ces données seront conservées pendant 6 mois, et les fournisseurs d’accès devront être en mesure de les transmettre au gouvernement si celui-ci les exige.

D’autre part, le décret oblige les lieux (librairies, cafés, bars…) disposant d’une borne Wi-Fi à communiquer à leurs fournisseurs d’accès la liste des personnes utilisant leur connexions publiques. Les données à transmettre sont le nom, l’adresse et l’équivalent du numéro de sécurité sociale. Il est enfin stipulé que les établissements doivent régulièrement actualiser cette liste.

L’espace Wi-Fi de Moscou trop vaste ?

Cependant, mettre en place un tel système ne semble pas être une mince affaire d’un point de vue technique au vu de l’immense espace Wi-Fi de Moscou, récemment étendu.Matvey Alekseev, directeur des relations avec le gouvernement de l’entreprise Ramblers and co, spécialisée dans l’informatique, a déclaré:

“Identifier des utilisateurs d’Internet via une connexion publique Wi-Fi est impossible. A Moscou, l’espace Wi-Fi couvre à lui seul tous les parcs et les lieux publics. Je ne crois pas que toutes les personnes qui vont au parc Gorky montreront leur passeport.”

Mener “une guerre d’information”

Ce resserrement du contrôle de l’Etat russe sur Internet et la vie privée se fait au nom d’une “guerre d’information” qui aurait lieu avec les États-Unis :

“C’est une mesure de sécurité. Une guerre d’information a lieu actuellement. La connexion anonyme en public favorise l’impunité et l’illégalité et rend difficile la traque de celui qui en est à l’origine. Les Américains ont peur de la guerre, en ce moment c’est mieux pour eux de mener une guerre via les informations. Ils ont renforcé leur holding La Voix de l’Amérique. Ceux que la déstabilisation intéresse essaient de saturer le web avec des escrocs, des fascistes et des extrémistes. Tout ce qui est connecté à Internet doit être identifiable”, a justifié Vadim Dengin, premier député de la Commission d’information du parlement russe, au journal Izvestia.

Internet: lieu de contestation lors de la réélection de Poutine

La Russie imite donc certains de ses voisins comme l’Ouzbékistan, ancien membre de l’URSS, où l’identification pour l’accès à Internet est déjà requise.

Le Kremlin semble craindre toutes les possibilités qu’offre le web, d’autant qu’Internet était un lieu privilégié de la contestation de la réélection de Vladimir Poutine en 2012.

Source : La TribuneAuteur : Jérémy Hébras
Crédit photo : guerric via Flickr (cc)

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Une force d’intervention cybersécurité européenne sur les rails
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Une force d’intervention cybersécurité européenne sur les rails

L’Union Européenne prépare pour la rentrée la mise en place d’une force d’intervention commune dédiée à la cybersecurité. Cet organisme regroupera des experts venus de différents pays de l’UE et se penchera sur les cas dépassant la juridiction des enquêteurs nationaux.

Selon les informations du site britannique SCMagazine, cette force d’intervention commune répond au doux nom de Joint Cybercrime Action Taskforce et prendra ses fonctions en septembre 2014 pour une première période d’essai de 6 mois. Ce groupe aura pour objectif de lutter contre les réseaux de cybercriminalité étendus à l’international, à l’instar de certains botnets ou de plateforme de diffusion de malwares.

Ce groupe sera placé sous l’égide de l’European Cybercrime Task Force (EUCTF), un groupe constitué des différentes autorités nationales de lutte contre la cybercriminalité mis en place en 2010. L’EUCTF évaluera le travail de cette nouvelle force d’intervention. Cette dernière sera placée sous la direction d’Andy Archibald, le chef du département de lutte contre la cybercriminalité en Grande Bretagne.

Il aura sous ses ordres un ensemble d’expert en cybersecurité mandatés par différents pays mais SC magazine précise également que des participants externes aux pays de l’UE seront amenés à collaborer ponctuellement avec la JCAT.

Lire la suite : zdnet.fr

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