Pierre Bellanger : "l’âge d’or de la radio débute"
Souveraineté numérique, Vu sur le net

Pierre Bellanger : “l’âge d’or de la radio débute”

Source : lalettre.pro – Aux Rencontres Radio 2.0, Pierre Bellanger, emblématique patron de Skyrock, a joué la carte de l’optimisme au pupitre du Studio 105. En préambule de son propos, Pierre Bellanger a évoqué cette souveraineté numérique où l’internet n’est pas là pour changer ce monde mais pour… le remplacer. Mais n’ayez pas peur, tout va bien se passer.

La Radio 2.0 est-elle prête à l’emploi ? La première table ronde des Rencontres Radio 2.0, qui ont lieu depuis ce matin à Radio France, a donné le ton de la journée. D’un côté les optimistes. Et de l’autre, peu nombreux au Studio 105, les pessimistes… Pierre Bellanger fait, bien sûr, partie du premier groupe : “la radio, c’est une présence sonore. Le moment, le direct, ce qui est là… Une présence humaine avec de la personnalité. La radio, c’est un accompagnement vivant qui se trouve désormais dans un contexte complètement bouleversé” a-t-il justement souligné devant un public attentif.

Et Pierre Bellanger de dresser un rapide état des lieux en pointant du doigt “ces nouveaux services musicaux avec de nouvelles formes d’accompagnement. La radio est en train de perdre ce qui la caractérisait : l’accompagnement musical“. Faut-il s’en alarmer ? Non, pour Pierre Bellanger : “c’est un âge d’or qui débute pour la radio. Pourquoi ? Parce que les radios ont été brimées par les systèmes féodaux d’attribution de fréquences. Le talent va être désormais à armes égales. La radio apportera toujours cette accompagnement vivant. C’est ce qui va la caractériser“. On vous l’avez dit, Pierre Bellanger est optimiste.

Alors, la radio “c’est mort” ou pas ? “Non, la radio, c’est extraordinaire. La force de la voix est extraordinaire. C’est tout cela la force de la radio. Et ça, la machine ne sait pas le faire“. Un rapide rappel d’un des fondamentaux de la radio qui fait du bien dans un monde très digitalisé. Ou trop ?

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“La mondialisation a dévasté nos classes populaires. L’internet va dévorer nos classes moyennes.” C’est la thèse défendue par Pierre Bellanger, fondateur et PDG de Skyrock, dans son livre «La souveraineté numérique». Un ouvrage qui dénonce, en particulier, l’accaparement de nos données personnelles par une poignée de géants américains du net. Pierre Bellanger est notre invité cette semaine pour partager son analyse et détailler les solutions qu’il propose.

Si vous nous suivez régulièrement, vous avez probablement perçu une certaine note de pessimisme chez nos invités depuis quelques mois. Une inquiétude qui se traduit également dans l’actualité avec, tout récemment, la possibilité pour les Européens de faire valoir leur droit à l’oubli sur le moteur de recherche Google.

Le désenchantement numérique fait entendre sa voix de plus en plus fort et ce qui est le plus inquiétant, c’est que ses porte-parole sont, pour la plupart, de grands enthousiastes de l’Internet. Parmi eux, Pierre Bellanger. A ses yeux, la liberté dépend désormais de la reconquête de «notre» souveraineté numérique.

Qui menace cette souveraineté ? Et comment pouvons-nous la reconquérir ?

Suite : atelier.rfi.fr

Pierre Bellanger (Skyrock) : La France sacrifie sa souveraineté numérique

Pierre Bellanger (Skyrock) : La France sacrifie sa souveraineté numérique

Entretien réalisé le 3 mai 2014 sur les ondes de France Info. Fondateur de la radio et du réseau social Skyrock, Pierre Bellanger dresse un constat alarmiste à propos de la fuite des données personnelles sur Internet dans un livre intitulé La souveraineté numérique (Stock). “L’époque est magique mais tragique. Notre pays a livré sa souveraineté numérique sans débat et sans combat. C’est une catastrophe“, écrit Pierre Bellanger.

Depuis plusieurs années, le créateur de Skyrock prend la parole sur le thème de la “souveraineté numérique”. Selon lui, “la France fait partie des premiers exportateurs mondiaux de vie privée“.

Quelle alternative ? L’auteur évoque une situation d’urgence avant de conclure “le réseau est notre chance“.